Éditorial
Adapter
et intensifier la diffusion du savoir
Dans
un contexte où les évolutions technologiques, en survalorisant les services, et
particulièrement l'information, changent les données de la compétition internationale,
nous avons jugé opportun de consacrer un dossier de la Lettre aux supports, au
contenu et aux règles qui animent l'action de l'ISTED (Institut des Sciences et
des Techniques de l'Équipement et de l'Environnement pour le Développement) en
matière de diffusion d'information scientifique et technique.
La nécessité
des transferts de connaissances depuis les pays industrialisés vers les pays en
développement est impérieuse. Le problème qui se pose est celui de l'adéquation
des informations et des techniques aux besoins et aux modalités de gestion des
pays destinataires. Au Nord, l'idée prévaut que ce qui convient à l'Europe, à
l'Amérique du Nord ou encore à l'Asie développée, doit s'appliquer au Sud selon
un rythme et des modalités adaptées au contexte. Au Sud, les modèles véhiculés,
souvent ressentis comme imposés, ne sont pas toujours compris. Et la demande a
tendance à s'orienter vers des expériences anciennes qui, si elles ont connu un
succès, ne sont plus à l'ordre du jour dans les pays industrialisés. Les institutions
et les personnes dont l'activité est consacrée aux échanges Nord-Sud, constatent
en permanence ce décalage. Aussi tentent-ils, à travers une meilleure compréhension
du contexte des pays receveurs (niveau de connaissance, capacités de gestion etc.)
de proposer une démarche valorisant les apports réciproques, mais aussi d'encourager
les échanges entre les pays en développement. Au total, c'est la qualité, la disponibilité
des informations et leur présentation qui importe, chacun dans ses responsabilités
devant s'appliquer à leur bon usage et à leur pertinence dans le contexte concerné.
Xavier
Crépin,
délégué général de l'ISTED
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